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Stratégies de déblocage

Vous voulez réussir… vraiment ?

On rêve tous d’atteindre le sommet, d’avoir cette reconnaissance méritée, de voir notre travail applaudi. Et pourtant, au moment où la victoire est à portée de main, une force invisible nous pousse à ralentir, hésiter, voire tout saboter. Pourquoi ?

La peur de l’échec, on la connaît bien. Mais la peur du succès ? C’est une bête plus insidieuse. Notre cerveau, formaté pour privilégier le familier, voit le succès comme une anomalie, un bug à corriger. Nassim Taleb parlerait ici d’antifragilité inversée : au lieu de se renforcer face au stress du succès, on cherche inconsciemment à revenir à un état de confort connu.

Ajoutez à cela des siècles de conditionnements sociaux où la réussite est soit suspecte ("on ne peut pas tout avoir", "ça cache forcément quelque chose") soit associée à une ascension héroïque douloureuse, et vous obtenez une recette parfaite pour l’auto-sabotage.

Combien d’opportunités allez-vous encore flinguer avant de briser ce schéma ?

Pourquoi réussir vous rend suspect ?

On ne parle pas de la peur du succès aussi souvent que de la peur de l’échec. Pourtant, elle est omniprésente. Pourquoi ? Parce qu’elle est profondément liée à nos conditionnements sociaux.

👉 Le succès suscite la suspicion → Regardez comment on parle des riches, des stars, des entrepreneurs qui réussissent : trop riches, forcément corrompus, trop célèbres, forcément arrogants. Le succès n’est pas seulement une affaire de mérite, c’est aussi une question d’acceptation sociale. Gravir les échelons, c’est risquer d’être perçu comme un intrus. Alors, par peur du rejet, on préfère parfois stagner plutôt que briller.

👉 Le succès change notre identité → Une promotion, un prix, un coup de projecteur… Tout à coup, vous n’êtes plus la 👉 même personne aux yeux des autres. Et ça, c’est vertigineux.

👉 Le succès crée un nouveau standard à maintenir → Avant, vous n’aviez rien à prouver. Maintenant, il faut être à la hauteur. Ça fait peur.

Conclusion ? On préfère parfois échouer avec panache que réussir sans drame.

Pourquoi réussir vous rend suspect ?
Le syndrome de l’imposteur, ce faux coupable

Le syndrome de l’imposteur, ce faux coupable

Quand on parle de peur du succès, on pense souvent au syndrome de l’imposteur. Mais ce n’est qu’une partie du problème. L’upper-limit problem, mis en lumière par Gay Hendricks, va plus loin : il décrit cette tendance inconsciente à nous auto-limiter dès que l’on atteint un niveau de réussite supérieur à ce qu’on a toujours connu.

Pourquoi ?

👉 Notre cerveau aime la stabilité. Un trop grand saut en avant active les mêmes circuits neuronaux que le danger.

👉 Nos références internes ne suivent pas. Si on ne se perçoit pas comme quelqu’un de "légitime" pour ce niveau de succès, on va inconsciemment saboter notre propre ascension.

👉 On se sent coupable. Réussir, c’est parfois laisser des gens derrière, se distinguer. Pas facile.

Le vrai syndrome de l’imposteur, c’est croire qu’il faut galérer pour être légitime.

Pourquoi on sabote quand ça devient trop facile ?

Nietzsche disait : "Ce qui ne me tue pas me rend plus fort." Une belle maxime, mais qui a aussi installé l’idée que l’effort et la souffrance sont des passages obligés vers la réussite. Résultat ? Quand les choses commencent à fonctionner sans douleur, on doute de leur légitimité.

👉 Un projet qui marche trop bien ? "C’était sûrement un coup de chance."

👉 Un contrat signé trop facilement ? "Le client va forcément se rendre compte qu’il a fait une erreur."

👉 Une reconnaissance soudaine ? "Ils vont finir par découvrir que je suis une fraude."

C’est ce que Taleb dénoncerait comme une aversion au gain fluide : nous croyons que la réussite doit être chaotique pour être valide.

Depuis quand faut-il souffrir pour mériter de gagner ?

Pourquoi on sabote quand ça devient trop facile ?
Arrêtez de saboter, testez et ajustez !

Arrêtez de saboter, testez et ajustez !

Bonne nouvelle : on peut reprogrammer notre cerveau. Mais pas en lui imposant une révolution brutale. Le secret ? L’expérimentation progressive.

💡 Trois actions concrètes pour sortir du piège de l’auto-sabotage :

1. Détecter ses schémas d’auto-sabotage. Prenez 5 minutes pour lister toutes les fois où vous avez reculé face à une opportunité. Vous verrez un schéma apparaître.

2. Rééduquer son cerveau avec des petites victoires. Plutôt que d’attendre "LA" grande réussite, entraînez-vous à célébrer chaque avancée. C’est prouvé : la reconnaissance progressive ancre de nouvelles habitudes neuronales.

3. Ne jamais fuir la visibilité. Si vous avez tendance à vous effacer quand tout va bien, forcez-vous à dire oui aux opportunités. Présentez votre travail, prenez la parole en réunion, acceptez les compliments sans les minimiser.

Si vous refusez le succès, quelqu’un d’autre le prendra pour vous.

Et si on arrêtait d’avoir peur d’être grand ?

Au fond, la vraie question est là. Pourquoi avons-nous si peur de briller ?

Peut-être parce que nous avons grandi dans une société qui valorise l’effort plus que le résultat. Peut-être parce que nous avons été conditionnés à voir le succès comme un fardeau, une responsabilité immense. Mais la réalité, c’est que le succès ne vous transforme pas. Il enlève juste les filtres que vous aviez peur d’abandonner.
Alors, la prochaine fois que vous sentez que vous vous auto-sabotez à la dernière ligne droite… Demandez-vous simplement :

"Et si, cette fois, je laissais le succès venir à moi ?"

Et si on arrêtait d’avoir peur d’être grand ?

Arrêtez de flirter avec la victoire pour mieux la fuir au dernier moment.
Vous avez le droit d’être grand. Vous avez le droit de gagner.

Mais la vraie question, c’est : qu’allez-vous faire de ce droit ?"