Imaginez : vous avancez dans un brouillard épais, un vrai décor de thriller nordique.
Chaque pas résonne, chaque ombre semble suspecte. Impossible de savoir si vous marchez vers un précipice ou vers un eldorado.
La tentation est forte de ne plus bouger. Après tout, qui veut finir dans le vide ? Mais spoiler alert : l’inaction ne dissipe pas le brouillard. Pire, il devient plus dense, plus oppressant.
Depuis la nuit des temps, on cherche des repères : étoiles, cartes, traditions, horaires de train (même s’ils ne sont jamais respectés). L’incertitude flingue tout ça et active notre cerveau reptilien : stress, peur, paralysie.
Le problème, c’est que notre cerveau est accro à la prévisibilité. Il veut un monde bien rangé. Sauf que le monde actuel, c’est plus un open space un vendredi soir qu’un monastère zen.
Ajoutez à cela notre culture du “il faut avoir un plan”. L’école, les entreprises, la société nous ont dressés à croire qu’une bonne stratégie, c’est une stratégie carrée, prédictible, sans aspérités. Sauf qu’on ne joue plus aux échecs, on est dans un match de flipper en temps réel.
Mais si au lieu de combattre l’incertitude, on apprenait à en faire une alliée ?
Prenez l’histoire. À chaque révolution technologique, c’était le même drame :
❌ « Internet ? Ça ne marchera jamais. » (Coucou les visionnaires de 1995).
❌ « L’électricité ? Dangereux et inutile. » (Dixit les sceptiques du XIXe siècle).
❌ « L’aviation ? Si l’homme devait voler, il aurait des ailes. » (Spoiler : il a inventé l’avion quand même).
Ce qu’on appelle incertitude, c’est souvent le terreau de l’innovation. L’inconfort, c’est là où naissent les meilleures idées. Regardez Airbnb : qui aurait parié sur une start-up proposant de dormir chez des inconnus ? Tout le monde riait, aujourd’hui ils font dormir la planète entière.
L’incertitude, c’est aussi ce qui fait que vous n’êtes pas la même personne qu’il y a cinq ans. Imaginez un instant un monde sans surprise, sans nouveauté. L’équivalent d’un film où vous connaissez déjà la fin. Un ennui mortel.
Face à l’incertitude, deux erreurs classiques :
Le mode autruche : on nie, on ferme les yeux, on attend que ça passe.
Mauvaise nouvelle : ça ne passe pas.
Le mode kamikaze : on fonce dans le mur en hurlant YOLO.
Mauvaise nouvelle : le mur gagne toujours.
La vraie solution ? Devenir un danseur de l’incertitude.
Plutôt que lutter contre le vent, apprendre à le surfer. Comment ?
👉 Oubliez le plan parfait. Il n’existe pas. Passez en mode test & learn
👉 Transformez les erreurs en feedbacks. Spoiler : personne ne maîtrise tout du premier coup.
👉 Arrêtez le mode solo. Les idées s’aiguisent dans l’échange, pas dans une cave.
👉 Ayez un alphabet de plans. B, C, Z… L’adaptabilité, c’est l’antidote au chaos.
👉 Domptez la peur. Ce n’est pas l’échec qui fait mal, c’est l’inaction.
🔥 1. Ancrez vos décisions dans vos valeurs.
Quand tout bouge, vos valeurs sont votre boussole. Déterminez ce qui compte vraiment et utilisez-le comme critère de choix. Plus qu’un plan, ayez une direction claire.
🔍 2. Passez en mode test & learn.
Oubliez la perfection. Essayez, ajustez, recommencez. Lancez un projet, même imparfait. La clarté viendra en chemin. Attendre la certitude, c’est choisir l’immobilisme.
🧘 3. Cultivez une résilience émotionnelle.
L’incertitude épuise. Apprenez à respirer, écrire, créer des routines stables. Votre cerveau a besoin d’ancrages pour ne pas être noyé par le flou.
🤝 4. Appuyez-vous sur un collectif.
Solo, on panique. Ensemble, on trouve des solutions. Trouvez votre tribu. Échangez, confrontez vos idées, challengez-vous.
🌊 5. Acceptez ce qui échappe à votre contrôle.
Vous ne pouvez pas dompter le vent. Mais vous pouvez apprendre à surfer.
Arrêtez d’attendre un panneau lumineux dans le brouillard. Il n’y en aura pas.
🌪 Ceux qui s’adaptent ne survivent pas seulement. Ils dominent.
Les autres regardent le train passer.
Alors, que faites-vous ?
🌫 Rester immobile ?🔥 Ou embrasser l’inconnu et réinventer votre trajectoire ?